Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Eventos

Pas d'événements

El Tiempo

Madrid, Spain
Temp.: 22°C
Sens. Térmica: 22°C
Humedad: 43%
Velocidad: 5 km/h
Direcc.: 60°
Barom.: 1020.0 mb
ENE
Más detalles
Por gentileza de: 






Spain bull



OOPS. Your Flash player is missing or outdated.Click here to update your player so you can see this content.
 
nov 02 2006
Mortadelo y Filemon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Kyllian   
02-11-2006

Mortadelo y Filemon, agence d'investigation est la série de bande dessinée la plus populaire de Francisco Ibáñez et peut être la plus populaire d'Espagne. Elle raconte les aventures de deux agents de l'organisation secrète T.I.A. (Técnicos de Investigación Aeroterráquea). Mortadelo y Filemon, vous l’aurez compris c’est un peu l’Astérix espagnol, une œuvre qui a bercé des générations sans vraiment sentir passer les affres du temps...

    

Comme Gossiny, Ibañez se sert de ses histoires pour épingler avec beaucoup d’humour une satire de sa société : sa culture, sa vision des pays étrangers, des sports, de la politique, tout y passe. Comme Astérix, son "village espagnol" est composé d’êtres très caricaturaux : le voleur portant son masque sur les yeux et quatres montres à son bras, l’épicier roi de l’arnaque, des fils à papa arrogants, des stars vaniteuses, des vieux centenaires sourds et sans dents, des brutes épaisses au Q.I. misérable, des gamins insupportables armés de sucettes géantes, vous voyez où je veux en venir... Tous ce beau monde vit dans une Espagne rétrograde qui restera toujours en partie ancrée à l’époque de la première révolution industrielle. Que cela ne vous surprenne donc pas si l’on s’y bat régulièrement à coups de hache, de fouet, de tromblon, d’un bon vieux bâton ou d’une chaussure cloutée tiens !!!

Dans cet univers coloré, Mortadelo (sans nom de famille) et Filemon Pi (sisi, là c’est son nom de famille) sont deux agents secrets aussi bêtes qu’incapables, travaillant pour la T.I.A. (l’acronyme se lit " tante " dans la langue de Cervantes), le fleuron de l’intelligence policière espagnole, soit une organisation aux moyens déplorables et aux employés plus insolites les uns que les autres. Ainsi Mortadelo est un grand chauve au nez interminable et aux lunettes immenses qui a la particularité d’être un roi du déguisement. Il reste cependant pour nous facilement reconnaissable car il conserve son visage intact quelque soit le costume. Filemon est son chef, c’est un être inutile qui n’a que deux cheveux et pense être un génie.

Leur superintendant "El Super" est un colérique qui corrige inlassablement nos deux flemmards d’agents pour les envoyer travailler. Leur secrétaire Ofelia est une blonde en robe moulante rouge et talons hauts mais avoisinant la tonne et demie. Leur scientifique personnel se fait appeler le Professeur Bacterio, il crée des inventions d’une absurdité étonnante : tel le chaussurophone, portable privé de Filemon, logé autour de son pied gauche ; la machine à copier les gens, qui crée des copies parfaites de son original dans une boite genre photomaton (le clonage bien avant l’heure !!) ; il y a encore la machine à changer le temps, une sorte de mégaphone avec une manivelle qui bouleverse les saisons. Nos deux héros sont donc régulièrement envoyés en mission par el Super et/ou doivent tester une nouvelle invention de Bacterio.

Commencées comme des histoires de quelques cases puis d’une page, les aventures de nos agents si spéciaux ont grandit en format avec la popularité. Atteignant aujourd’hui les 46 pages, elles s’articulent toujours autour d’un thème précis : le racisme, les dinosaures, un tyran, le téléphone portable, le Mondial de Foot, l’Euro, 100 ans d’histoire du comics... chaque thème est divisé en mini-missions auxquelles doivent faire face nos agents... qui échouent toujours d’une façon plus ou moins fracassante.

Malheurs et catastrophes s’accumulent donc autour de nos héros qui, lorsqu’ils ne se blessent pas seuls, finissent toujours par blesser et/ou ridiculiser un quidam ou des gens de leur propre équipe, et ceux-ci ne manquent pas de les corriger sévèrement. Les pages sont toutes remplies d’une action digne de Tex Avery. Toutes les deux-trois cases ( !!!), quelqu’un se fait tirer dessus, brûler, frapper, écraser, édenter, électrocuter etc. Évidemment, à la case suivante, tout est redevenu "normal"... si ce n’est que vous trouverez souvent un petit animal bizarre qui décorera le coin ou le fond d’une case : une araignée crochetant sa toile comme une mamie, un chien promenant son maître en laisse, c’est comme ça... les "toons" d’Ibañez sont bien frappés ! La bédé est basique, personne ne le niera, mais elle est aussi hyper jouissive et le rythme des gags visuels est simplement affolant.

Si je résume : un univers hypercaricatural, saturé de portraits affreusement sympathiques, régit par les lois de Toonland, découpé par une structure à sketches et le tout se déroulant à une vitesse démesurée

Les personnages 

  • Mortadelo est grand, mince et a un grand nez. Il est toujours déguisé, et ces déguisements peuvent le transformer totalement à l'étonnement de tous, et passer d'un déguisement d'éléphant à un autre de souris. Il est complètement chauve « grâce » à une invention du professeur Bacterio pour « remédier » à la calvitie, il porte en outre des lunettes et une combinaison noire. À l'origine, il avait à son bras un parapluie noir et un chapeau brillant d'où il sortait ses déguisements.
  • Filemón est plus petit que Mortadelo, et est son chef. Il n'a que deux cheveux sur la tête, et porte une chemise blanche et un pantalon rouge bien que dans les premières années était vêtu comme Sherlock Holmes et fumait la pipe. C'est lui qui prend les coups quand ca va mal (c'est-à-dire presque toujours).
  • Super, ou superintendent Vicente est le superintendent de la T.I.A., qui confie les missions à Mortadelo y Filemon. Il a une moustache épaisse et une combinaison bleue. De tous les personnages habituels, il est le plus haut placé hiérarchiquement, même s’il lui arrive d'aller voir ses supérieurs.
  • Bacterio est le cas typique du savant fou. Il crée les inventions les plus improbables, même si bien souvent le résultat est l'inverse de celui attendu ( cf. Mortadelo ). Il a une grande barbe noire que les agents, Super ou Ofelia tirent avec rage quand ses inventions donnent de mauvais résultats.
  • Ofelia est la secrétaire, une femme grande et secrètement amoureuse de Mortadelo. Elle est fréquemment rabaissée et insultée, à la fois par Mortadelo et par Filemon, mais leur répond avec violence. Elle est également parfois en conflit avec Super ou Bacterio.
  • Irma est une autre secrétaire, même si elle n'apparaît pas aussi souvent que Ofelia. Elle est splendide, ce qui fait que Mortadelo et Filemon sont fous d'elle, ce qui provoque des situations cocasses avec Ofelia. Elle est beaucoup plus « récente » (sa première apparition date de 1994).

Mortadelo y Filemon dans le monde 

Les bandes dessinées se sont vendues tout autour du monde sous de nombreux noms différents. Il a notamment reçu un accueil excellent en Allemagne, probablement parce qu'un album spécial y avait été consacré. Ici différents noms a l'étranger:

  • Mortadelo y Filemón, Espagne
  • Paling & Ko, Pays-Bas
  • Mortadelo e Salaminho/Salamão e Mortadela Portugal
  • Flink och Fummel Suède
  • Flip & Flop Danemark
  • Mortadel et Filémon France (mais encore Futt et Fil)
  • Fortune & Fortuni Italie (mais encore Mortadella e Filemone)
  • Αντιριξ και Συμφωνιξ (Antirix kai Symphonix, prononcer Andirix ke Simfonix) Grèce
  • Älli ja Tälli Finlande
  • Clever & Smart Norvège, République Tchèque et Allemagne
  • Zriki Svargla & Sule Globus Serbie, Croatie
  • Mortadel·lo i Filemó Catalogne
  • Dörtgöz ve Dazlak Turquie

Mortadelo y Filemon: Le Film 

Le film démarre dans le laboratoire du Professeur Bacterio sur une douce chanson (en français !) interprétée en playback par un "moustikus karaokus", effet spécial 3D des plus plaisants. Cette douce introduction évoque déjà un univers très décalé et sert uniquement d’avant-goût car Fesser enclenche très vite la vitesse supérieure et affiche les composantes majeures du film : des personnages tous idiots, un univers satirique et bien sûr coups et baffes par dizaines !!

Que l’on soit un connaisseur de la bédé originale ou non, on est facilement dérouté par le rythme et la violence très atypique du film. A grands renforts d’effets spéciaux, les coups sont portés de façon ultra-convaincante. Les gens sont pliés, écrasés, battus à une vitesse sidérante. Il n’est pas évident de se faire à une telle représentation de la violence : hyper-réaliste et toonesque à la fois, cela prend du temps et le spectateur risque d’en sortir anesthésié plus que convaincu. Ceci dit, le travail d’adaptation est étonnement fidèle sur ce point, chapeau bas, les lois de la physique de ce film sont bien celles de l’œuvre originale !!

Le film fourmille d’autres détails fidèles au point que l’on pourra le revoir plusieurs fois et trouver, comme dans la bédé, un objet insolite de ci de là, un panneau comique dans un coin du décor. Le casting est aussi très réussi, certaines ressemblances avec les personnages d’origine sont incroyables (Ofelia). Le monde décrit par Fesser est solide et pour l’étoffer, il a même choisi de croiser en partie son film avec les personnages d’une autre bédé d’Ibañez, 13 rue del Percebe, ce qui lui fournit encore plus de personnages colorés. Donc de ce coté là, je n’ai rien à redire, le design de la production est fabuleux, la transition du papier à la pellicule est le travail d’une équipe dirigée par un vrai fan.

Cependant, et croyez bien que je regrette presque de l’écrire, il y a des éléments moins convaincants dans les choix ou la réalisation de Fesser. Tout d’abord son esthétique, elle est superbe mais... on a de suite l’impression de l’avoir vu ailleurs... comme cet acteur français d’ailleurs...

Un arrière goût de déjà vu.

La photo est en effet, typiquement celle d’un film de Caro-Jeunet. Fesser est un grand fan du travail des français susnommés, il ne le niera pas, ce n’est donc pas une surprise de retrouver ici Dominique Pinon et il est facile de comparer par moments l’ambiance de l’immeuble 13 rue del Percebe à celui de Delicatessen. Fesser a même parodié l’affiche promotionnelle d’Amélie Poulain pour son film. Alors même si c’est techniquement très joli, on a parfois l’impression de regarder le film d’un autre. C’est le grand reproche que l’on pourrait faire au réalisateur, sa maîtrise technique et sa maîtrise du sujet sont parfaites mais il manque une étincelle personnelle.

De la même façon cette étincelle manque dans son scénario, il est original (même si le tyran est issu d’un des volumes les plus réussis de la série) mais ressemble en structure à ceux de la bédé, soit une compilation de courtes histoires. Puisque Fesser est issu du court-métrage on aurait tendance à penser qu’il a privilégié une forme de narration qu’il connaît sinon on dirait qu’il a vraiment cherché à reprendre fidèlement le rythme original. Mais une suite de sketches ne fait, malheureusement pas un film solide.

Lien: http://www.mortadeloyfilemon.com/

TipLa bande annonce du film page suivante!!



 

Derniers sujets du Forum

T-shirts sérigraphié

Joomla Templates by JoomlaShack Joomla Templates