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oct
12
2006
Yo soy la juani de Bigas Luna
Écrit par Joe Pardo
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Né en à Barcelone en 1946, l’espagnol José Juan Bigas Luna débute sa carrière de réalisateur et de scénariste en 1978 avec les films Bilabo et Tatuaje. En 1986, il signe le drame Lola qui tourne autour du meurtre d’une femme sensuelle que deux hommes se disputent. C’est grâce à la comédie sarcastique Jambon Jambon en 1992 qu’il se fait connaître auprès du public européen. Le film met en scène l’histoire d’une mère qui veut briser l’engagement de son fils avec sa fiancée en engageant un potentiel modèle pour sous-vêtements qui a pour mission de séduire la jeune femme.
L’année suivante il dirige l’excellent Javier Bardem dans son long-métrage Macho. En 1995, il s’associe à une quarantaine de réalisateurs toutes nationalités confondues dont Wim Wenders pour le projet Lumière Et Compagnie. Chaque cinéaste doit réaliser un court de 52 secondes maximum en utilisant procédé du « Cinématographe » des frères Lumière, c’est-à-dire absence totale de son synchronisé et pas plus de trois prises. Il met de nouveau en scène une femme sulfureuse campée par Valeria Marini dans son drame Bambola. Cette dernière doit faire face au harcèlement d’un ancien détenu à qui elle a fait tourner la tête en rendant visite à son petit-ami en prison. On lui doit également La Femme De Chambre Du Titanic, ode à la sensualité interprétée par les français Romane Bohringer et Olivier Martinez.
En 2000, Bigas Luna signe Volaverunt, film dont l’intrigue prend sa source au début du XIXe. On retrouve la touche du réalisateur qui mêle une fois de plus sexualité et meurtre. Son parcours exemplaire de scénariste et réalisateur lui vaut d’être sollicité pour faire partie du jury du festival de Venise en 2006. Dernier en date Yos soy la juani sort le 20 octobre dans les salles obscures ibérique.