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Un an de préparation, quatre mois de tournage et six mois de post-production ont été nécessaires à Guillermo Del Toro pour concrétiser Le Labyrinthe de Pan, qui est, de son propre aveu, son film le plus abouti et celui dont il est le plus fier.
Espagne, 1944. Fin de la guerre civile. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter… Pour la suite de l'article, cliquez sur Mas!
« À la base, le scénario du Labyrinthe de Pan ressemblait à ma toute première version de L'Echine Du Diable, et aurait dû être mon tout premier film si j’avais réussi à trouver le budget nécessaire pour le réaliser à l’époque. Il y était question de la révolution espagnole et l’histoire parlait d’une jeune femme enceinte qui rejoignait son mari dans une maison restaurée par ce dernier. En visitant la demeure, la future mère découvrait un jardin en forme de labyrinthe, où elle croisait un satyre. Elle faisait l’amour avec la bête qui lui proposait de sacrifier son enfant pour que le labyrinthe puisse fleurir. Si la femme avait accepté, elle aurait vécu pour l’éternité aux côtés du satyre. Même si au final, des ressemblances demeurent, la nouvelle version du Labyrinthe de Pan est malgré tout très différente, mon côté sentimental ayant finalement pris le dessus ».
De manière plus précise, le nouveau Guillermo Del Toro s’intéresse au parcours d’Ophelia, une gamine de 12 ans, qui voyage avec sa mère et son père adoptif dans une zone rurale du nord de l’Espagne. Vu la morne actualité et la naissance d’une dictature délétère, elle trouve un échappatoire au réel en découvrant un labyrinthe dans le jardin de la demeure où elle a déménagé avec sa mère et son beau-papa, Vidal (Sergi Lopez), soldat franquiste tyrannique. Lors de ses pérégrinations, elle tombe sur Pan, une créature étrange qui hante les lieux. A l’aune du fantôme qui hantait les couloirs de l’orphelinat, la créature serait-elle un moyen d’édifier une allégorie politique dans une période où on aime à cacher les démons ? Vaste débat. En tous les cas, le réalisateur devrait certainement exploiter toute la dimension mythologique et fantastique de Pan. Le résultat devrait être barré comme du Clive Barker (Cabal) et beau comme du Argento de la grande époque. Outre Sergi Lopez dont le personnage évoque singulièrement celui interprété par Eduardo Noriega dans L’échine du diable, on retrouvera également dans cette distribution Doug Jones (Hellboy), Alex Angulo (Le jour de la bête), ou encore Maribel Verdu (Y tu mama tambien).
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