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Toulouse d’été du 17 juillet au 10 août Chapeau en paille vissé sur la tête, tongs aux pieds, l’heure est aux vacances, la tête dans les douces nuits étoilées. Pour la quatrième année, grand pourvoyeur de détente, Toulouse d’été sert des cocktails musicaux pour toutes les oreilles un peu partout dans la ville : de la Halle aux Grains au jardin Raymond VI, de la cathédrale Saint-Etienne à la place Arnaud Bernard en passant par la Chapelle des Carmélites. « Ce festival c’est avant tout un esprit », affirme Alain Lacroix son directeur. Celui de l’ouverture et de la découverte, voire de la surprise. Cette année, après les heures espagnoles de Rio Loco, Tolosa la rose veut garder son accent ibérique. Comme une envie de prolonger la fête en célébrant ce lien indéfectible qui lie la ville, « capitale » de la république espagnole en exil à ses amis de l’autre côté des Pyrénées. Alors le temps de six concerts, Toulouse d’Eté deviendra ¡ España Vibrante ! et déroulera une partition plus classique et traditionnelle de la richesse musicale espagnole avec notamment Vicente Pradal qui chantera Lorca, l’opérette « On m’appelle Zarzuela », ou encore le flamenco de Kiko et Yasmin Levy tirera le rideau pour la musique baroque d’Antiphona. Une nuit de passage, Tanguisimo, un pont, le 1er août, pavé de tango argentin permettra de passer sur l’autre rive de l’été et de découvrir les scènes toulousaines. En voilà une qui sait aussi pousser l’air ambiant vers de folles températures, la scène jazz toulousaine a plus d’un cuivre bouillonnant dans ses poches pour vous faire virevolter avec Mystère Trio, tout juste rentrés d’une vaste tournée en Amérique du sud, et Swing 39 Quartet. Sa voisine, faite de chanson et de rock, n’a pas à rougir non plus. Avec un album tout frais, les déroutants Dona Confuse donneront la réplique aux refrains épicés de Prisca, deux groupes toulousains à suivre. A ne pas rater non plus, le curieux programme qui mélangera musique, cirque et gastronomie, laissons planer le mystère mais ne ratez pas in « In the Food For Love ». Quelle autre conclusion pour ce bouquet de saveurs relevées que l’explosif Orchestre National de Barbès sur la place Arnaud Bernard ? ! Plus aucune excuse pour ne pas se laisser porter par le mercure.
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