Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous






Spain bull



 
nov 28 2006
Santiago Segura Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Joe Pardo   
28-11-2006

Fraichement émoulu des Beaux Arts de Madrid, il décide, plutôt que de consacrer au professorat, de devenir réalisateur. Pour vivre sa passion il exerce plusieurs métiers insolites comme scénariste de films pornographiques mais surtout il devient un habitué des plateaux de jeux télévisés espagnols. Ces activités lui permettent de réunir des fonds pour réaliser ses premiers courts métrages.


C'est par la comédie qu'il devient célèbre notamment grâce au film Le Jour de la bête d' Alex de la Iglesia avec qui, il retravaillera à maintes reprises et  pour lequel il reçoit un Goya, l'équivalent de nos César. En 1998, il réalise et joue dans son premier film Torrente, portrait au vitriol d'un détective privé affreux et méchant. Ce film à gagné deux Goya celui du meilleur réalisateur pour Santiago Segura et celui du meilleur second rôle masculin pour Tony Leblanc et scelle les bases de l'humour décalé de Santiago Segura. Ce film fût à sa sortie le film qui fit le plus d'entrée en Espagne devant Titanic (!!) mais fût quelques temps aprés detrôné par l'excellentisime "Les autres" d'Alejandro Aménabar.

 

La Saga des "Torrente" 

1998
Torrente (Torrente, el brazo tonto de la ley) (Cinéma) - Réal. Santiago Segura - Santiago Segura, Javier Camara, Neus Asensi

Pour ceux qui auraient la chance de ne pas le connaître, José Luis Torrente est un personnage à part entière. Rapidement résumé, on peut dire qu’il s’agit du flic le plus pourri, le plus grossier, le plus beauf et le plus crétin du globe. Bref, l’antihéros adéquat pour fomenter une bonne critique sociale bien cinglante (d'où certaines idiosyncrasies qui dans nos contrées peuvent être mal comprises). Santiago Segura, immense star en Espagne, collaborateur de longue date avec Alex de la Iglesia avec lequel il est aujourd’hui brouillé, campe l’affreux, sale et méchant Torrente pour le meilleur. Une pourriture digne d’un Anthony Wong ibérique : égoïste, raciste, cynique, supporter invétéré de l'Atletico, alcoolo, misogyne et incommensurablement con. 

2001
Torrente 2, Mision en Marbella (Misión en Marbella) (Cinéma) - Réal. Santiago Segura - Santiago Segura, Gabino Diego, Tony Leblanc


 

Le second volet, bizarrement inédit dans les salles françaises, surpasse le premier sans doute parce qu’il amplifie les formules (on retrouve plusieurs sous-Torrente, encore plus débiles) et n’hésite pas à pousser le bouchon encore plus loin (des dialogues encore plus violents et corrosifs). Torrente poursuit ses aventures en s'installant à Marbella sur la Costa del Sol où il compte poursuivre sa quête de justice. A peine arrivé, Torrente se retrouve confronté au puissant truand Spinelli qui menace de détruire la ville si on ne le paie pas. On retrouve dans cet opus Torrente qui ouvre une école de détective privé afin de se faire un peu de thunes parce qu’il a tout claqué au casino.

 

2005
Torrente 3: El protector (Cinéma) - Réal. Santiago Segura - Santiago Segura, Yvonne Sciò, Javier Gutiérrez
 
 
 
 


Exploitons le filon tant qu’il est encore bon – et tant que les spectateurs le réclament : un troisième opus des aventures de Torrente, prévisible à la suite du second, est sorti dans les salles espagnoles et disons-le net : c’est un succès incontestable avec 7 millions d’euros de recettes en même pas une semaine (en quatrième semaine, il a même engrangé 20 millions). Gageons que le succès débouche sur un miracle (une sortie dans l’Hexagone – on peut vraisemblablement rêver puisque le deux n’a pas eu cet honneur). Et puis, qu’on se le dise : un film qui parodie ouvertement l’affiche de Batman Begins ne peut pas être foncièrement mauvais ! En attendant on pourra retrouver l’excellent acteur dans le prochain Astérix aux jeux olympiques, de Frédéric Forestier.



 
Joomla Templates by JoomlaShack Joomla Templates